La police libérée (enfin pas celle là )

Safari 512X512

Voici une nouvelle qui a fait très plaisir au graphiste que je suis et qui fera très plaisir à  ceux qui me lisent. Comment ne pas être frustré par le peu de choix typographique que le web nous impose ? Arial, Verdana, Times… Oh, il existait bien une méthode pour contourner ces limitations sous le doux nom de sIFR (en gros un bandeau flash qui remplace le texte), mais en dehors de problème même de l’indexation, c’est aussi la complexité de mise en place qui finit par calmer le plus motivé des typographes.

Et voilà , les spécifications de la deuxième version du CSS (Cascading Style Sheet) permettront enfin de choisir n’importe quelles typos et de la charger directement sur le poste de l’utilisateur. Une évolution pour le CSS, une révolution pour les graphistes. Enfin, le dessin des caractères va enfin pouvoir s’exprimer sur les pages web, la diversité typographique pourra enfin s’épanouir sur la toile.

Mais on peut déjà  deviner le retour de bâton que cela va provoquer. Des typographies illisibles, inadaptées que les contraintes du web permettaient de limiter. Des navigateurs qui ne supportent pas complètement ce standard (d’ailleurs, j’en parle puisque depuis hier, Safari - à  travers son moteur WebKit -, le navigateur d’Apple, est le premier a supporter complètement ces règles), des excès ou des lenteurs dans le chargement des typos…

Alors finalement : bonne ou mauvaise chose ?

Spécification du CSS 2 (FR)
Le chapitre sur la typo (FR)