Suite à l’introduction sur Android de lundi dernier, voici un peu plus de détail sur la Droid en elle-même. Une 3ème partie de cet article sera publiée dans quelques temps car je souhaiterais rentrer dans le dessin des lettres et le comparer avec celui de la DejaVu et de la Inconsolata, mais il faudra un peu de patience…
LA PHASE DE RECHERCHE
Il s’agit donc du fruit de 2 ans de travail et de coopération entre le géant de Mountain View et la petite société de Elk Grove Village. La demande de Google était d’avoir une typo accessible et agréable.
La première proposition de Steve Matteson (le type-designer en chef d’Ascender) a été de se rapprocher du logo de Google, entre autre avec l’angle du “e” bas de casse. Mais cela donna un résultat trop marqué. “La ligne est très fine pour obtenir une typo de caractère qui ne cause pas de gène visuel” remarque Matteson.

le G1 de HTC
Une autre proposition était de se tourner vers quelque chose de plus “techno”, avec des angles droits rappelant les premières typographies sur ordinateur. Mais cela a aussi été rejeté, ainsi que beaucoup d’autres propositions pour quelque chose de finalement plus neutre.
“Nous voulions que la typo soit d’abord utile, agréable à lire, et en aucun cas ne risque de distraire l’utilisateur“. Les équipes ont également voulu une police de caractères qui fonctionnent bien avec le logo d’Android (conçu par une autre société).
PRESENTATION DE LA DROID
Cette famille est donc composé de la Droid Sans, Droid Sans Mono et Droid Serif.
Chaque fonte contient des jeux de caractères étendus pour l’Europe occidentale, centrale , orientale, les pays baltes, le cyrillique, le grec et le turc. La police Droid Sans inclut également des jeux de caractères asiatiques, avec le chinois simplifié et traditionnel, ainsi que le japonais et le coréen. Au total, ce sont des milliers de signes, dont plus de 43.000 rien que pour le chinois, le japonais et le coréen !
Google n’a fait aucune demande particulière concernant des symboles spécifiques (la société adore pourtant les oeufs de paques), même pas une icône Android (qui a parlé de la pomme ? ).
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Au niveau des déclinaisons, nous avons à notre disposition (pour l’instant) du regular et du bold pour la Droid Sans, une seule Mono et du regular, du bold, de l’italic et du bold italic pour la Serif. Pas d’exubérance donc mais de l’utile et utilisable (une ultralight n’a pas grand intérêt pour de l’interface) pour une typographie finalement assez classique en apparence et qui doit répondre aux problématique de lisibilité des (petits) écrans des appareils mobiles, dans des conditions extérieurs pas toujours très simple.
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Il reste encore beaucoup de travail pour l’adapter à d’autres conditions mais c‘est une bonne nouvelle pour Matteson, qui décrit le travail sur Droid comme particulièrement agréable. Par rapport aux précédentes missions pour la conception de lecteurs multimédias portables, consoles de jeu et systèmes de sous-titrage, Droid, dit-il, «ressemble à quelque chose d’un designer plutôt que d’un comité.”
Source :
Frobes (qui a sorti un article entre temps)







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